Le démontage du train arrière Partner demande de la méthode, de la place et un outillage parfois très spécifique. Sur Peugeot Partner et Citroën Berlingo, cet ensemble joue un rôle direct sur la stabilité, la tenue de route et le confort. Quand les roulements fatiguent ou que les axes se décentrent, les bras de suspension peuvent pencher vers l’intérieur, avec la fameuse allure dite Gordini. Dans les cas avancés, la roue peut même toucher la carrosserie dans le passage de roue.
Cette intervention concerne aussi bien la dépose complète de l’essieu pour remplacement par un train arrière reconditionné que la réparation avec un kit roulements + axes. Les retours d’expérience montrent qu’un démontage reste faisable, mais plutôt pour une personne déjà à l’aise en mécanique. Un témoignage de forum résume bien l’esprit de l’opération : « Je vais essayer de vous faire partager le changement du train arrière de mon Berlingo 1.9d phase1 de 351 000 km par des photos. »
Avant de commencer, un point mérite d’être gardé en tête : certains tutoriels précisent qu’ils servent de base pratique, pas de plan d’atelier constructeur. L’un d’eux l’exprime clairement : « Ce tutoriel est à titre informatif et n’a pas la valeur d’être un plan de montage exact cependant il vous donnera les bases pour une réparation dans de bonne condition. »
Comment démonter un train arrière de Partner ?
La logique générale reste la même sur les Partner et Berlingo de première génération. Il faut lever et caler l’arrière du véhicule, déposer les éléments qui bloquent l’accès, débrancher le freinage, désaccoupler le frein à main et l’ABS si le véhicule en est équipé, puis soutenir l’essieu avant de retirer progressivement ses fixations.
Dans l’ordre, l’intervention suit généralement ces étapes :
- caler les roues avant et lever l’arrière, roues pendantes ;
- poser le véhicule sur deux chandelles stables ;
- déposer les roues arrière ;
- retirer le panier de roue de secours ;
- déposer la partie arrière de l’échappement, souvent le silencieux ;
- démonter les tambours ou les freins arrière selon la version ;
- déconnecter les canalisations de frein et les obturer ;
- désaccoupler les câbles de frein de stationnement ;
- débrancher les capteurs ABS et dégager leur faisceau si présent ;
- soutenir la traverse avec un ou plusieurs crics ;
- desserrer les fixations des paliers ;
- descendre le train arrière bien à plat et le dégager du véhicule.
Le point sensible n’est pas seulement le poids de l’ensemble. Il faut aussi éviter de tordre les conduites rigides de frein, oublier un câble, ou laisser le train arrière basculer d’un côté pendant la descente.
| Étape | Action principale | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Mise en sécurité | Lever, caler, déposer les roues | Stabilité sur chandelles, roues avant calées |
| Accès | Retirer panier de roue de secours et échappement | Silencieux souvent grippé ou fatigué |
| Freinage | Déposer tambours ou freins, débrancher canalisations | Prévoir écoulement du liquide, poser des bouchons |
| Liaisons annexes | Défaire frein à main et ABS | Ne pas arracher faisceaux ni câbles |
| Dépose de l’essieu | Soutenir, desserrer, descendre à plat | Pièce lourde, travail conseillé à deux |
Préparer l’intervention et sécuriser le véhicule
Le démontage d’un train arrière ne commence pas par une clé, mais par une mise en sécurité sérieuse. Le véhicule doit être posé sur un sol plat, avec les roues avant calées. Ce détail compte encore plus ici, car une fois le freinage arrière débranché, la voiture n’a plus le même maintien.
Le montage recommandé reste simple : un cric pour lever, puis deux chandelles pour tenir la caisse. Les roues arrière doivent rester pendantes pour libérer l’essieu. Si un carénage inférieur de protection est présent sur l’essieu, il faut aussi le déposer.
Le train arrière est un bloc lourd. Le faire tomber de travers peut abîmer les paliers, les conduites ou la caisse. C’est aussi pour cela que plusieurs sources rappellent qu’il vaut mieux être réellement à l’aise avec la mécanique avant de se lancer. Une recommandation issue d’un site spécialisé résume bien le niveau attendu : « Si vous êtes un professionnel ou que vous savez exactement ce que vous faites, il est possible de le changer par vous-même. »
Peut-on déposer le train arrière Partner sans pont ?
Oui, la dépose du train arrière Partner sans pont est possible. De nombreux retours d’expérience ont été réalisés au sol avec un cric et des chandelles. Cela demande plus de temps et moins de confort, mais l’opération reste faisable si l’accès sous la caisse est suffisant.
Le point clé, c’est la hauteur disponible pour :
- sortir les fixations sans être gêné ;
- manipuler les canalisations de frein ;
- faire descendre l’essieu bien à plat ;
- dégager la pièce hors du véhicule.
Un pont simplifie clairement le travail, surtout pour l’échappement, les raccords de frein et la descente du train. Sans pont, mieux vaut préparer tout le matériel à portée et prévoir une deuxième personne au moment de la dépose finale.
Combien de temps dure le démontage du train arrière Partner ?
Le temps varie beaucoup selon l’état de corrosion, l’outillage disponible et la version du véhicule. Sur un utilitaire ancien, le démontage peut prendre de 3 à 6 heures pour une dépose seule dans de bonnes conditions. Si les vis sont grippées, que l’échappement résiste ou qu’il faut fabriquer une clé spéciale, la durée grimpe facilement.
Sur un Berlingo I ou Partner ayant beaucoup roulé, la réalité est souvent plus proche d’une grosse demi-journée que d’une simple opération rapide. L’exemple d’un Berlingo 1.9d phase 1 affichant 351 000 km illustre bien ce type de contexte, où l’usure et les blocages mécaniques sont fréquents.
Quels outils faut-il pour le démontage du train arrière Partner ?
Le démontage train arrière Partner ne se fait pas avec une caisse à outils basique. Une partie de l’outillage est standard, mais certains montages imposent des empreintes peu courantes ou rallongées. Plusieurs forums insistent sur ce point, parfois avec des outils fabriqués maison.
| Outil | Utilité | Détail relevé |
|---|---|---|
| Cric + 2 chandelles | Lever et sécuriser le véhicule | Indispensable au sol |
| Douille de 40 | Dépose de certains éléments internes | Citée dans un retour d’expérience forum |
| Grande clé BTR de 13 | Fixations spécifiques | Utile selon version |
| Clé BTR de 8 | Dépose complémentaire | Souvent nécessaire |
| Torx 50 rallongée | Vis de palier / fixation d’essieu | Tige d’environ 9 cm |
| Torx 30 | Vis de maintien des tambours | Après dégrippant type WD-40 |
| Clés à tuyauter | Déconnexion des canalisations de frein | Évite d’abîmer les raccords |
| Frein filet | Remontage | Selon préconisations et assemblages |
Outillage de base pour lever, caler et soutenir l’essieu
La base comprend :
- un cric rouleur en bon état ;
- deux chandelles capables de supporter le véhicule ;
- des cales pour les roues avant ;
- un second cric, ou un montage de soutien équivalent, pour maintenir la traverse pendant la dépose ;
- un coffret cliquet en 1/2 ;
- des rallonges et douilles adaptées ;
- du dégrippant type WD-40.
Le maintien de l’essieu pendant la dépose est souvent sous-estimé. Un ou plusieurs crics placés sous la traverse permettent de descendre le train régulièrement, sans le laisser vriller.
Outils spécifiques pour les fixations, tambours et canalisations
C’est la partie qui bloque le plus souvent. Les outils cités dans les retours de démontage incluent une douille de 40, un adaptateur renforcé en 1/2, une grande clé BTR de 13, une BTR de 8, une empreinte Torx de 50 en 3/8, ainsi que des clés à tuyauter.
La Torx 50 rallongée revient régulièrement. Selon un témoignage, la tige mesure environ 9 cm et a dû être fabriquée. Deux avis issus de forums résument bien cette difficulté :
« Cette clef, il est impératif d’en avoir une car sinon il est impossible de démonter l’essieu. »
« Je ne l’ai pas trouvée dans le commerce et un copain me l’a soudée au TIG. »
Pour les tambours, une Torx 30 suffit généralement pour retirer la vis de maintien. Les raccords de frein, eux, demandent de vraies clés à tuyauter pour éviter d’arrondir les écrous.
Déposer les éléments qui gênent l’accès au train arrière
Avant d’attaquer les fixations de l’essieu, il faut dégager tout ce qui empêche l’accès ou la descente du train arrière. Cette phase prend parfois plus de temps qu’on l’imagine, surtout si l’échappement est d’origine ou si la boulonnerie est oxydée.
Retirer les roues, le panier de roue de secours et l’échappement
La séquence la plus logique consiste à :
- déposer les roues arrière ;
- retirer le panier de roue de secours ;
- déposer la ligne arrière d’échappement ;
- démonter le silencieux si nécessaire.
Sur certains retours de terrain, la dépose du silencieux est décrite comme obligatoire. L’avis forum est très direct : « Démontage du silencieux obligatoire !! et en plus il est cuit !!!! »
Ce démontage libère de la place sous la caisse et permet surtout de manœuvrer l’essieu au moment de sa descente. Si le véhicule possède un carénage inférieur de protection de l’essieu, il doit aussi être retiré à ce stade.
Déposer les tambours ou les freins arrière selon la version
Le Partner peut être équipé de tambours arrière, ou selon certaines versions d’un montage différent avec disque et étrier. Il faut retirer l’ensemble de freinage pour pouvoir séparer correctement le train arrière du reste du véhicule.
Avec des tambours, la vis de maintien se desserre généralement avec une Torx 30, souvent après un arrosage au dégrippant. La dépose des tambours permet aussi de récupérer les flasques qui maintiennent les cylindres de roue.
Selon la version, il faut ensuite démonter :

- les garnitures ;
- les cylindres de roue ;
- ou l’étrier et le disque si le montage est différent.
Cette phase donne aussi l’occasion de contrôler l’état des tambours, des cylindres de roue et des amortisseurs. Certains vendeurs de kits rappellent d’ailleurs de remplacer les amortisseurs si besoin, avec des options relevées autour de +60,00 € selon les offres observées.
Débrancher proprement le freinage, le frein à main et l’ABS
Quand l’accès est dégagé, il faut séparer toutes les liaisons entre le véhicule et l’essieu. Cette étape réclame de la propreté et un peu d’anticipation. Le liquide de frein va couler dès l’ouverture du circuit, il faut donc prévoir un récipient et des bouchons adaptés.
Les opérations à réaliser sont les suivantes :
- débrancher les canalisations d’alimentation du limiteur de pression de freinage ;
- obstruer immédiatement les conduites et les orifices ;
- dégager du soubassement la canalisation alimentant le cylindre de roue gauche ;
- désaccoupler les câbles de frein de stationnement au niveau du palonnier ;
- sur versions ABS, débrancher les connecteurs de capteur de vitesse de roue devant l’essieu arrière et dégager le faisceau.
La précaution essentielle consiste à ne pas tordre les conduites rigides. Une canalisation faussée peut sembler intacte au démontage, puis fuir ou casser au remontage.
Faut-il vider le circuit de freinage avant de démonter ?
Il n’est pas toujours nécessaire de faire une vidange complète du circuit avant la dépose, mais il faut au minimum prévoir l’écoulement du liquide au moment où les canalisations sont ouvertes. Dans la pratique, beaucoup déposent les conduites puis les bouchent immédiatement pour limiter la perte de liquide et éviter la contamination.
Après le remontage, une chose ne se discute pas : il faut purger le circuit de freinage. Sans cette opération, la pédale peut rester spongieuse et le freinage devenir dangereux.
Soutenir puis descendre le train arrière sans l’abîmer
Le train arrière doit maintenant être soutenu sous la traverse avec un ou plusieurs crics. Cette mise en appui permet de garder la pièce à niveau pendant le desserrage des fixations. La dépose finale se fait lentement, idéalement à deux, car l’ensemble est lourd et encombrant.
Les sites spécialisés qui vendent des essieux reconditionnés insistent sur cette descente à plat. C’est le bon réflexe pour éviter d’arracher une conduite oubliée, de forcer sur un palier ou de faire heurter l’essieu contre la caisse.

Desserrer les fixations de paliers et contrôler qu’aucun élément ne retient l’essieu
La procédure courante consiste à :
- déposer la vis de fixation à empreinte Torx du palier arrière ;
- déposer les fixations du palier avant ;
- retirer les écrous de maintien sans sortir les vis tout de suite ;
- vérifier qu’aucun câble, flexible, faisceau ou conduit ne retient encore l’essieu.
Cette vérification finale évite beaucoup de dégâts. Sur ce type de montage, un seul oubli suffit à bloquer la descente au dernier moment. Il faut regarder de près les câbles de frein à main, le faisceau ABS et surtout les conduites rigides côté gauche.
Descendre le train arrière bien à plat et le dégager du véhicule
Quand tout est libre, les boulons peuvent être retirés de chaque côté. Le train arrière descend alors progressivement sur son dispositif de soutien. La bonne méthode consiste à l’abaisser lentement, de façon régulière, sans créer de bascule.
Une fois posé suffisamment bas, l’essieu peut être tiré ou glissé hors du véhicule. Cette phase est plus simple avec deux personnes, l’une pour stabiliser la pièce, l’autre pour surveiller les points de contact sous caisse.
Si le but est une réparation complète sur établi, il faudra ensuite déposer les éléments internes du train, comme la barre anti-dévers, les barres de torsion et les bras de suspension. À ce stade, le repérage devient capital. Les forums rappellent de marquer les barres de torsion par rapport au corps et aux bras, côté intérieur et extérieur, puis de repérer aussi leur position lorsque les cannelures apparaissent. Le sens de montage de la barre anti-dévers doit lui aussi être noté, ainsi que le côté droit et le côté gauche.
Remonter le train arrière et vérifier le serrage
Le remontage se fait dans le sens inverse de la dépose, mais il ne faut pas le traiter comme une simple formalité. Un train arrière mal positionné, des conduites mal remises ou une purge incomplète suffisent à compromettre tout le travail.
Sur le marché, plusieurs solutions existent selon l’état de l’essieu :
- kit de réparation complet avec roulements + axes ;
- kit comprenant 1 traverse avec axes neufs, 2 kits de roulements et 1 notice de montage ;
- train arrière complet reconditionné, souvent garanti 2 ans.
Les prix observés donnent un repère utile :
| Solution | Prix observé | Remarque |
|---|---|---|
| Kit réparation essieu arrière | 154,99 € TTC à 197,99 € TTC | Selon vendeur, parfois annoncé en stock |
| Train arrière Partner reconditionné | 329,00 € TTC | Affiché aussi à 450,00 € TTC chez certains vendeurs |
| Train arrière Partner en promo | À partir de 260,99 € TTC | Prix relevé sur une offre promotionnelle |
| Train arrière Partner Dangel rénovation | 534,98 € | Version spécifique |
Sur certains sites spécialisés, le kit est présenté comme « La solution la moins coûteuse lorsque vous rencontrez des problèmes avec votre essieu arrière. » Un autre descriptif précise : « Ce KIT Réparation Train Arrière Peugeot Partner / Citroën Berlingo muni de quelques connaissances en mécanique vous permettrons de reprendre la route à moindre coût. »
Reposer l’essieu dans l’ordre inverse de la dépose
La repose démarre par la mise en place du train arrière sous la caisse. Les douilles de guidage doivent être montées sur les paliers élastiques avant de l’essieu si la procédure le prévoit. Ensuite, l’ensemble est présenté sous le véhicule, remis à hauteur, puis aligné sur ses points de fixation.
Les bonnes pratiques à respecter :
- remonter l’essieu bien centré sous la caisse ;
- engager les fixations sans tout serrer immédiatement ;
- vérifier le passage des conduites et faisceaux avant le serrage final ;
- reposer l’échappement, le panier de roue de secours, les freins et les roues dans l’ordre inverse ;
- utiliser du frein filet si cela fait partie de la méthode retenue.
Pour une réparation interne de l’essieu, le repérage effectué au démontage sert à retrouver les réglages d’origine. C’est particulièrement vrai pour les barres de torsion et la barre anti-dévers.
Purger le circuit de freinage et réaliser les contrôles finaux
Une fois l’essieu remonté et les conduites reconnectées, il faut effectuer une purge complète du circuit de freinage. La pédale doit retrouver une course normale et un appui franc. Si le véhicule est équipé d’ABS, le faisceau et les connecteurs doivent aussi être revérifiés avant de reprendre la route.
Les contrôles finaux à faire systématiquement :
- inspection visuelle des raccords de frein ;
- contrôle de l’absence de fuite aux cylindres ou aux liaisons ;
- vérification du serrage des fixations de paliers au couple prescrit ;
- contrôle du passage libre des roues dans les passages d’aile ;
- vérification de l’état des amortisseurs, surtout s’ils présentent des traces de fuite ;
- essai routier prudent pour écouter d’éventuels bruits sourds ou anomalies de comportement.
Quand le train arrière d’origine montre une usure avancée, avec roues inclinées, roulements fatigués et axes marqués, le choix d’un essieu rénové peut faire gagner un temps considérable. Sur une intervention facturée au temps passé, c’est parfois la solution la plus rationnelle. À l’inverse, pour un amateur bien équipé qui veut contenir le budget, un kit complet reste pertinent, à condition de ne pas sous-estimer la précision demandée.
Le vrai critère de choix n’est pas seulement le prix de la pièce. Il faut aussi regarder l’état global du véhicule, le kilométrage, l’usure des amortisseurs, la corrosion de la boulonnerie et le temps disponible. C’est ce qui permet de décider si le démontage du train arrière Partner mène vers une simple réparation, un remplacement complet, ou une intervention à confier à un professionnel.





